
"La vie si courte, si longue,
devient parfois insupportable.
Elle se déroule, toujours pareil, avec la mort au bout.
On ne peut ni l'arrêter, ni la changer, ni la comprendre.
Et souvent une révolte indignée nous saisie
devant l'impuissance de notre effort.
Quoi que nous fassions, nous mourrons !
Quoi que nous croyions, quoi que nous pensions,
quoi que nous tentions, nous mourrons."
{Guy de Maupassant}


Si †u vεux pouvoir suppor†εr la viε,
soi† prê†
à accεp†εr la mor†.
Freud,Sigmund

Mourir εs† aussi l'un dεs ac†εs
dε la viε.
Marc Aurèle

Qu’y a-†-il donc d’a†rocε
dans lε dépar† dεs pεrsonnεs qui nous son† chèrεs ?
Rien, si ce n’est que l’on trouve triste
qu’ils passent à la vie dépourvue de passions et de troubles,
cette vie qui n’a à supporter la douleur d’aucun coup,
qui ne craint pas la menace du feu,
ni les blessures du fer, ni les malheurs des séismes,
cette vie où nul ne s’enfle de vain orgueil
ni n’est écrasé sous l’humiliation,
où nul ne devient sauvage à force d’audace,
ni n’est paralysé par la lâcheté,
où nul ne se gonfle de colère en bouillant
sous l’effet du courroux et de la furie,
ni n’est pourchassé par la peur
lorsqu’il ne peut résister à l’assaut du plus fort;
cette vie où l’on ne se soucie
plus de savoir quelles sont les mœurs des rois,
quelles sont les lois, quelle est l’humeur des magistrats,
quel est le contenu des décrets,
à combien se monte l’impôt annuel,
si une pluie abondante a inondé de façon
excessive les terres cultivées,
si les espoirs des paysans ont été anéantis par la grêle,
ou si la sécheresse dominante a desséché
toute la végétation; quant au reste des malheurs de la vie,
cette vie-là en est entièrement à l’abri.

Car la sombre douleur
de l’orphelinat ne vient pas l’attrister;
le malheur du veuvage n’y a pas de place;
même les mille et unes faiblesses du corps
n’y ont aucune influence;
la jalousie à l’égard des hommes heureux,
le mépris des malchanceux
et tous les sentiments de ce genre
en ont été bannis; une égalité dans la parole
et devant les lois règne dans la paix
et en toute liberté sur le peuple des âmes,
chacun ayant ce que, de son propre choix,
il se sera lui-même préparé;
si au bien quelqu’un a par irréflexion préféré quelque mal,
la mort n’en sera pas responsable,
puisque la volonté a choisi librement
ce qui lui semblait bon.
{ St Grégoire de Nysse }


"Quand on voi† la viε †εllε quε Diεu l'a fai†ε,
il n'y a qu'à lε rεmεrciεr d'avoir fai† la mor†."
Alexandre Dumas

